samedi 17 avril 2010



Mercredi nous avons fait route vers Strasbourg mais nous nous sommes arrêtés à Thaon les Vosges au bord du canal de l'Est pour la nuit. Nous avons eu froid !
Jeudi nous sommes arrivés à Strasbourg, premier arrêt près du parlement européen (vu le stationnement possible sur Google Earth) nous sommes allés acheter un pass de transport pour 24h mais en revenant au CCar j'ai failli devenir veuve ;-(( J'ai eu la frayeur de ma vie, Gérard a traversé sans regarder et il a failli être écrasé par un tram (ce n'est pas une blague), le tram a "bippé" mais il n'entendait rien, j'ai dû crier 2 fois et il a fini par le voir, a reculé rapidement mais je me demande encore comment il l'a évité, il l'a frôlé quand même !!
Après cette grande peur nous avons voulu rejoindre l'aire pour les CCar en face de Kiehl, près du pont de l'Europe : mais ce n'était vraiment pas notre journée : des travaux nous empêchaient d'y aller, on a tourné mais en vain, finalement nous sommes revenus au parlement européen : le tram (assassin) est à 2 pas.
Le reste de l'après-midi nous avons flâné dans les rues du vieux Strasbourg et notamment la Petite France. Dommage, pas de soleil et un vent froid. Puis avons visité la cathédrale qui nous a surpris par sa "noirceur" intérieure. Le plus intéressant est l'horloge astronomique.
Le soleil n'est apparu que ce soir.
Jeudi : avons repris le tram pour le centre ville comme hier avec en plus une balade autour de la ville grâce au tram. Le soleil était au rendez-vous.
Avons cherché une connexion WIFI en vain, finalement sur la route vers le sud nous avons trouvé, Merci Mr Mac Do

mercredi 14 avril 2010


Nous avons fait le voyage St Malo - Villegenon sans problèmes. Nous avons été reçu avec la gentillesse habituelle de ma cousine Monique et son mari Yves. Nous sommes pas très loin de Sancerre donc vous devinerez comment a été arrosé le repas.
En plus nous y avons rencontré Walter (le fiston) et ses 2 enfants. Cela faisait plus de 25 ans qu'on ne s'était pas vus.
La nuit se passe pas loin de l'étang,.
Demain on met cap sur Strasbourg aujourd'hui mais on pense faire une étape.

lundi 5 avril 2010

Autre aventure en Europe

Cette année nous allons partir pour un nouveau périple de 5 à 6 semaines en Camping-car, destination l'Europe : un trajet qui va nous mener en Allemagne puis en Autriche jusque "Wien" en longeant le Danube et enfin en Italie du Nord avec comme phare du voyage : Venise.
Nous partons en tandem : 2 équipages de CCar, avec des amis du Pas de Calais.
Le départ se fera mi-avril et nous nous rejoignons en Alsace vers le 17.
J'espère pouvoir mettre à jour ce blog pour vous faire vivre notre aventure.

A bientôt donc

samedi 16 février 2008

Conclusions de l'aventure !

Eh oui ! C'est aujourd'hui que l'on entame le retour en France. Une journée d'arrêt à Sydney pour un dernier regard sur le but de ce voyage.

Nous en retirons plein de souvenirs évidemment, mais les meilleurs :

- Les retrouvailles, les moments partagés avec nos 3 "petits marsupiaux" (Matéo, Justine et Esteban) et leurs parents à la découverte de ce grand continent, ce fût merveilleux de voyager avec eux, de les redécouvrir et d'échanger tant de choses. Merci à eux tous d'avoir ensoleillé notre aventure.

- De l'Australie :
  • le Centre Rouge avec l'Uluru. Ce fût un moment émouvant de découvrir cette région et ce monolithe !
  • La Great Ocean Road, la ville d'Adélaïde, celle de Sydney, les Blue Montains nous ont enchantés.
  • Et puis la première vision d'un kangourou pourchassé par un dingo dans le désert, celle d'un koala assis sur la route ... des moments inoubliables parmi tant d'autres.
- De la Calédonie : vivre avec nos petits calédoniens (Matéo et Justine), les découvrir un peu plus et échanger des moments de loisirs avec eux.

Personnellement, j'aimerais retourner un jour en Australie pour découvrir la côte Ouest, les Territoires du Nord et revoir le Centre Rouge !

Ainsi ce blog se termine, en espérant qu'il en ouvrira d'autres pour d'autres aventures !

Merci à tous nos lecteurs qui nous on suivi, en espérant qu'on les a enchanté de lire nos aventures océaniennes.

A bientôt
Cléo la blogueuse

mardi 12 février 2008

Graine de marin



Que font les petits calédoniens pendant leurs vacances ?
Il y a beaucoup d'animations sportives pour les occuper : stages de foot, de tennis, de danse, de voile ou de planche à voile... Il y a aussi des centres aérés qui les accueillent pour les occuper avec des activités manuelles et créatrices et aussi des écoles privées pour tous petits qui les prennent en charge.
Matéo est inscrit à un stage de voile : optimiste pour lui. Cela se passe à la base navale de la marine. Il a fait sa première journée et il est ravi !
Justine est dans une école pour tout petits où une maitresse les accueille et les occupe par des activités sur le thème des insectes.
Pendant ce temps les grands-parents bullent un peu, accablés par la chaleur, font leurs derniers achats avant le retour vers l'hémisphère nord !

dimanche 10 février 2008

Sorties hebdomadaires sur les îles



Qui possède un bateau, et ils sont nombreux à Nouméa, ira le week-end sur les îles. Il ne s'agit pas des îles Loyautés trop éloignées, mais des nombreuses petites îles à portée de bateau moteur ou à voile pour la journée ou le week-end. Les ports de plaisance sont au nombre de 4 sur Nouméa, et ils sont pleins.
Ces îles proches sont : îlot Canard, îlot Maître, îlot Laraignère, îlot Goélands, île du phare Amédé, l'îlot Signal .....
Ce sont des îles qui sont dépaysantes, non habitées et sympatiques. Même ceux qui n'ont pas de bateau ou de scooter des mers, y vont en bateau taxi.

Hier samedi, nous sommes allés à l'îlot Laraignère. Il y avait un certain nombre de bateaux déjà.
Sur ces îles il y a des occupants : le tricot rayé, il est protégé. C'est un petit serpent qui passe de la mer à la terre avec une certaine aisance. Son venin est mortel, mais on ne connait pas d'accident, ici, dû à sa morsure, car il est peureux et fuit plutôt que d'attaquer. Sa gueule est petite et ne pourrait, dit-on, que mordre entre nos doigts ! Mais il peut s'inviter à votre pique-nique en traversant sous la natte étendue au sol.
Les îots sont entourés de hauts fonds corraliens où avec masque et tuba on peut observer de superbes poissons.

En ce moment il y a un front orageux, donc un temps lourd, moîte, difficile à supporter. Il était bon d'être au large mais malgré tout, cela chauffait ! On était bien que dans l'eau.

Cléo

vendredi 8 février 2008

Profil de la Calédonie





A la demande de notre cher "Plume-Rousse", québécois et assidu lecteur de notre blog, je vais tenter de vous dresser un portrait de la Nouvelle Calédonie, que j'espère proche de la réalité.

Nous, qui n’avions pas mis les pieds en Calédonie depuis 6 ans, nous avons vu une explosion à la fois urbaine, « industrielle » et territoriale, aménagements routiers : sens giratoires. La ville s’est dotée de nombreux parcs de jeux pour enfants très bien aménagés (je ne connais pas de ville en ayant autant en France), de nombreux aménagements et parcours sportifs existent aussi.


En ce qui concerne l'emploi, on peut en faire une analyse par ethnie :


- les Kanaks (ou mélanésiens) sont les plus nombreux mais les moins riches et les moins intégrés dans le monde du travail : question de culture (ils bossent en fonction de leurs besoins). Pour la plupart, malheureusement, on ne peut compter sur eux, ils viennent travailler 1 semaine ou 2 et puis sans prévenir ne viennent pas et réapparaissent plus tard.
Mais il y a une élite qui a suivi des études en France et qui occupent plutôt des postes politiques au niveau des Provinces. Actuellement il y a une volonté de formation des mélanésiens pour qu’ils puissent accéder en priorité à des postes. Les mélanésiens qui veulent travailler vivent sur Nouméa et beaucoup dans des squats (zones arborées où ils construisent des cases ou cabanes), ils travaillent dans les emplois de service (femmes de ménage, nourrices.. ) ou dans le bâtiment, les mines ou les travaux publics, transport routier. Beaucoup sur Nouméa végétent. En tribu, on n’a pas ce sentiment : ils pêchent pour se nourrir et cultivent la base de leur alimentation (ignames, tarots, patates douces, papaye ….)
Mais aujourd’hui, nous avons observé le contraire de la description que je viens de faire : invités par Manu(ella), collègue de Nelly à la Polyclinique, nous avons déjeuné dans un restaurant (qui tourne à 360° au dessus de l’Anse Vata) et tout le personnel était mélanésien et franchement ils avaient de la classe !

- les Calédoniens (blancs, qu'on surnomme Caldoches) : ceux qui sont nés sur le caillou et ceux qui descendent d’anciennes familles de bagnards, ou de colons : ils occupent un peu tous les postes en fonction de leurs formation mais beaucoup travaillent dans l’agriculture (élevages) ou fondateurs de grosses sociétés. Certains ont construit des empires financiers familiaux et occupent des postes politiques et se déclarent eux même soucieux de leur compte en banque.

- les Métropolitains (Jérôme et Nelly en font partie) qu’ils y soient installés ou de passage, sont surtout des fonctionnaires (profs, médecins, chercheurs, ingénieurs, bref beaucoup d’emplois de bureaucratie), beaucoup repartent après leur mission de 3 ou 5 ans. Un certain nombre de métros travaillent aussi dans les mines au niveau cadres et ingénieurs, et des jeunes qui arrivent et montent de petites sociétés ou travaillent dans l’informatique et le loisir.. Pas mal y restent pour le cadre de vie. C'est pourquoi il y a beaucoup de retraités. Il faut savoir aussi que les retraités fonctionnaires qui vivent au moins 6 mois sur le caillou touchent une retraite majorée de 75% de la part de l'Etat Français (un privilège honteux !!)

- Les Wallisiens : plus nombreux en Calédonie qu’à Wallis. Ce sont des bosseurs (jalousés par les mélanésiens), ils occupent des emplois de commerce, restauration, mais beaucoup dans la sécurité à cause de leur carrure et dans le bâtiment.

- Les Asiatiques assez nombreux et surtout dans les commerces : habillement, restauration. Ils sont aussi maraîchers. Ils mènent le commerce sur Nouméa. Ils forment un clan mais se sont bien intégrés.

- Les étrangers : Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais … travaillent à des postes d’ingénieurs dans les sociétés de nickel.

Nouméa est une ville riche, l’opulence se voit dans les maisons et les immeubles.

Le seul journal de Calédonie : Les nouvelles calédoniennes en dehors d’un journal satyrique : le Chien Bleu

Le préoccupations des néo-calédoniens : le devenir du caillou avec le vote en 2014 qui décidera de l’indépendance ou de rester sous le giron de la France.

Il y a déjà une préparation à tout cela : le territoire se prépare à un transfert des compétences c'est-à-dire à ne plus employer de fonctionnaires de l’Etat, mais à transférer ces savoirs aux locaux. Les revendications se précisent dans cette voie.

Mais la plaie de la Calédonie, ce sont :

- les syndicats qui revendiquent à tout bout de champ mais surtout avec violence : USTKE, USOENC, CSTNC …et paralysent le pays très très souvent par des barrages aux points stratégiques ! Leurs revendications ne sont même pas compréhensibles pour nous européens car cela peut être pour le motif de faire ré-embaucher un ouvrier qui a pris dans la caisse et a été licencié un an auparavant.

- l’alcool et la drogue (beaucoup plus chez les mélanésiens) qui entraînent les nombreux accidents routiers et la violence conjugale, familiale ou tribale. Les chefs coutumiers autrefois respectés n’arrivent plus à régler ces problèmes : c’est comme dans toutes nos sociétés mais ici le pays étant petit cela prend plus de proportions.

- La délinquance des jeunes avec des caillassages, dégradations (1 école est vandalisée toutes les semaines par des jeunes de 5 à 16 ans)

Nouméa est la 3ème ville, métropole comprise, où la ville est dotée de 150 policiers municipaux.

Il ne faut pas diaboliser quand même.

La Nouvelle Calédonie est une île bien agréable à vivre. Les calédoniens sont sympathiques.
Je ne vous ai pas parlé des îles Loyautés qui sont paradisiaques. Le Tourisme n'est pas aussi développé qu'on pourrait l'imaginer et c'est peut-être cette authenticité que l'on apprécie ici. Les touristes sont des australiens ou néo-zélandais de passage souvent par les bateaux de croisière, des japonais moins nombreux que les années précédentes et surtout des français,comme nous, qui ont de la famille sur le caillou.

Les préoccupations des néo-calédoniens sont surtout celles du travail et de l’avenir du caillou.

En ce qui concerne les changements climatiques, peu se sentent concernés. Il n’y a déjà pas de tri sélectif, ni de recyclage, les ordures s’entassent sur un terrain à l’Est de la ville, près de la zone industrielle. Les habitants achètent de plus en plus de 4x4 alors qu’il y a de moins en moins de pistes. L’eau ne semble pas manquer, cela sera une préoccupation à prendre en compte dans les années futures, vu l’explosion démographique, mais nous avons vécu dans des gîtes et des campings où la consommation d’eau (consommation arbitraire, fuites…) ne gênait personne. Vu la chaleur ici en été, chacun peut prendre 2 à 3 douches par jour minimum, et là ce n'est pas du gaspillage croyez-moi !!

Pourtant une partie du récif calédonien est en cours d’étude de classement auprès de l’Unesco, c’est donc signe qu’une frange de la population se bat pour une préservation de la nature et les kanaks en particulier, proches de celle-ci, se battent contre les dégradations et la pollution qu’engendrent ces nouvelles usines de Nickel (projet Goro au Sud et Koniambo au Nord) du profit desquelles ils se sentent exclus.


Cléo la journaliste improvisée